Le chauffage accroît-t-il le risque d’asthme Comment éviter cela

Le chauffage accroît-t-il le risque d’asthme ? Comment éviter cela ?

Publié le 31/08/2021 par ephacare

Le confort mais surtout la santé des personnes asthmatiques ou celles souffrant d’allergies dépendent grandement de leur environnement intérieur. Certains éléments comme les équipements de chauffage peuvent avoir des impacts sur leur bien-être. Y-a-t-il des risques d’accroissement des symptômes de l’asthme par l’utilisation d’un chauffage ? Si oui, quelles sont les solutions pour y remédier ? Quelques pistes sont réunies ici.

L’asthme en quelques points

L’asthme est une maladie chronique qui attaque les bronches en provoquant des inflammations. Il est souvent de cause allergique et touche près de 7 % de la population. Les principaux symptômes se présentent sous forme d’obstruction des voies aériennes. L’asthme peut apparaître à n’importe quel âge, dès l’enfance, à l’âge adulte, en passant par l’adolescence.

Les crises d’asthme chez les sujets allergiques peuvent se manifester par des toux, des difficultés respiratoires, des sifflements ou encore des essoufflements. Elles peuvent s’arrêter soit d’elles-mêmes, de manière spontanée, soit après la prise d’un médicament permettant la dilatation des bronches.

Les risques d’apparition de l’asthme augmentent-ils avec l’utilisation de chauffage ?

Le système de chauffage joue un rôle important dans l’apparition et le développement de l’asthme. Une quantité élevée de poussières dans l’air, un environnement intérieur trop humide ou au contraire, trop sec, peuvent par exemple accentuer les crises. Les risques de développer des poussées d’asthme par l’utilisation d’un chauffage sont élevés. Il est donc vivement conseillé de choisir un système intérieur adapté.

Un chauffage qui diffuse une grande quantité de monoxyde de carbone peut, par exemple, provoquer des crises d’asthme. Les modèles d’appoint, fonctionnant au pétrole, sont notamment les plus dangereux. Bien qu’inodores, les composés organiques volatiles ou COV émis accentuent les crises d’asthme.

Les convecteurs soufflants moins récents provoquent l’assèchement de l’air et la remontée de poussières. Plus de 50 % des allergies respiratoires sont causées par les acariens de la poussière.

Prévenir les crises d’asthme tout en utilisant un système de chauffage adapté

L’air sec et la poussière qui transporte les acariens sont deux facteurs susceptibles d’aggraver les crises d’asthme par l’utilisation d’un chauffage. La première étape pour prévenir les éventuels risques est donc de remplacer les vieux radiateurs.

Il est également important d’adopter les bons réflexes, comme la vérification régulière du taux d’humidité dans les pièces. Cela est d’autant plus utile durant la saison hivernale. Il se vérifie avec un hygromètre. Un taux de 50 à 60 % est idéal pour bénéficier d’un confort optimal et éviter les poussées d’asthme.

Au-delà de 65 %, les microbes risquent de se développer et provoquer plus d’allergies. Un environnement intérieur trop humide peut être propice à la prolifération d’acariens. Or, le contact avec ces insectes microscopiques et hautement allergènes est l’une des premières causes de problèmes respiratoires.

En hiver, l’assèchement de l’air favorise la propagation de virus, si l’humidité se situe en dessous de 30 %. Par conséquent, les poumons sont irrités et les crises d’asthme par l’utilisation d’un chauffage non adapté sont accrues.

Bien entendu, un bon entretien des équipements de chauffage est toujours de mise en plus de leur inspection.

Pour plus de tranquillité, veillez à prendre du linge de lit anti-acariens, pour limité les problèmes d’allergie !